Plan de contrôle des pêches de la Polynésie française
Objectif
L’objectif du plan de surveillance et de contrôle des pêches (PSCP) est double : analyser les risques qui pèsent sur les ressources marines en Polynésie française, et définir les objectifs de surveillance et de contrôle pour maitriser ces risques.
Ce plan, co-signé annuellement par le Haut-commissaire de la République en Polynésie française et le Président de la Polynésie française, comprend des objectifs chiffrés, par zone d’action et par administration concourant à la police des pêches au débarquement et en mer. Il tient compte des différentes activités existantes : pêche lagonaire, pêche côtière par les potimarara et bonitiers, et pêche au large par les palangriers. Il comprend également un focus sur les navires de pêche étrangers au débarquement à Papeete ainsi que lors de leurs transits dans la ZEE de Polynésie française.
Le SEAM travaille, avec la Direction des ressources marines, à la rédaction et à la proposition de ce plan qui fait l’objet d’un suivi en groupe de travail "surveillance des pêches". Il est présenté annuellement durant la commission mixte maritime.
Ainsi, le contrôle du respect de la réglementation locale édicté par la Polynésie française, et la protection des eaux contre tout acte de pêche illégale étrangère sont des priorités pour le Haut-commissaire de la République, le SEAM et l’ensemble des services conduisant des actions de surveillance et de contrôle des pêches maritimes.
Bilan 2025
Au total dans les eaux de Polynésie française, près de 380 contrôles ont été menés par les moyens de la Gendarmerie nationale et de la Gendarmerie maritime, des Douanes, des Forces armées en Polynésie française (FAPF), de la Direction des ressources marines et du SEAM.
De plus, 90 navires ont fait l’objet d’une surveillance aérienne particulière par les FAPF.
En haute mer, les moyens des FAPF ont inspecté 10 navires de pêche et des surveillances aériennes ont été effectuées sur plus de 70 navires.
Enfin, une surveillance quotidienne des balises des navires de pêche étranger a été conduite, et a été croisée avec l’analyse par le SEAM de 220 images satellitaires, permettant de s’assurer de l’absence de navires de pêche en activité dans la ZEE. Les transits, autorisés par le droit international, ont quant à eux fait l’objet d’un suivi particulier.